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Ostéopathes Marseille : publications et recherches médicales

* Les traitements orthodontiques vus par les ostéopathes
* Les rhinites allergiques vues par les ostéopathes
* Odontologie et Ostéopathie


Les traitements orthodontiques vus par les Ostéopathes

Lors de cette étude, nous allons travailler sur les effets des traitements orthodontiques sur la synchondrose sphéno-basilaire.

Nous essaierons de voir si un traitement orthodontique peut modifier l'angulation de cette synchondrose.

L'objectif est simple. Savoir si oui ou non nous observerons une différence de l'angulation de la synchondrose sphéno-basilaire entre avant et après le traitement orthodontique. Nous classifierons ces résultats afin d'analyser pour nous Ostéopathes, les modifications entraînées sur le crâne du patient.

La synchondrose sphéno-basilaire ou SSB est située entre la face postérieure du sphénoïde, et la face antérieure du basi-occiput.

L'angulation de la SSB étant de 120° de flexion mécanique, nous allons essayer de déterminer si l'influence de l'appareil orthodontique le fait varier de quelques degrés, ce qui serait le signe de remaniement au niveau de la SSB, et par conséquent (la SSB étant le moteur de l'Impulsion Rythmique Crânienne), de remaniement au niveau des os périphériques et notamment ceux de la face; mais aussi de remaniement jusqu'au bassin et ce par l'intermédiaire de la dure-mère. Mais nous pouvons aussi prendre le problème dans l'autre sens. Est-ce que les maxillaires et la mandibule, lors des traitements orthodontiques, subissent des modifications ? Et est-ce que ces modifications se répercutent sur la SSB ?

Ceci nous amène donc à poser notre problématique.

Problématique

  • Quelles sont les conséquences d'un traitement orthodontique sur l'angulation et la micro-mobilité de la synchondrose sphéno-basilaire?


Hypothèses

L'appareil fixe ou multi attache (ce que nous appelons communément les bagues) est posé par l'orthodontiste. Des forces variables en intensité et en durée permettent, grâce au mouvement qu'elles induisent sur leur support, la correction des dysmorphoses: mal occlusions ou mal positions dentaires. C'est la définition même du traitement orthodontique: la correction des mal occlusions ou mal positions dentaires. Cela se fait pour deux raisons: esthétique ou positionnel. Ceci étant, ces forces de contraintes sont telles que nous retrouverons des répercussions bien évidemment sur la mandibule et les deux maxillaires supérieurs; mais nous pouvons supposer retrouver des contraintes au niveau de la SSB. Cette symphyse est le point pivot du crâne. Nous établissons donc un lien entre les éventuelles dysfonctions retrouvées au niveau de la mandibule et des maxillaires supérieurs et nous nous laissons aller à penser que ces dysfonctions vont se répercuter sur la SSB pour en modifier son angulation et ce par l'intermédiaire de plusieurs facteurs.

Nous pouvons citer:

  • le lien articulaire: les palatins et/ou les malaires vont faire le lien entre maxillaire et sphénoïde d'une part et les temporaux vont d'autre part faire le lien entre mandibule; occiput et sphénoïde. Rappelons également que chaque maxillaire possède une articulation directe avec le sphénoïde.
  • le lien musculaire par l'insertion des muscles masticateurs sur les maxillaires, la mandibule, le sphénoïde, les palatins, les malaires, le frontal, les pariétaux et les temporaux.
  • le lien fascial: par l'intermédiaire des aponévroses inter ptérygoïdienne et ptérygo-temporo-mandibulaire.

Les appareillages font bouger les dents pour rétablir un équilibre, qu'il soit occlusal ou esthétique. Ces dents sont posées sur les maxillaires et sur la mandibule. Ces trois os vont donc s'adapter aux forces de tractions exercées sur les dents. En s'adaptant, nous pouvons suspecter qu'ils entraînent avec eux les os environnants à savoir sphénoïde, palatins, malaires et temporaux pour avoir des répercussions sur la SSB.

Nous pouvons également supposer pouvoir retrouver des dysfonctions traumatiques sur la SSB et ce, dues aux immenses forces de contraintes exercées par l'appareillage. Et ceci nous amène à nous demander, quel pourcentage de dysfonctions traumatiques (strain ou compression) retrouverons-nous à la fin d'un traitement orthodontique? Nous suspectons de tels résultats car la force de traction sur la denture et les os porteurs des alvéoles dentaires est gigantesque même si le but de l'appareillage reste identique: retrouver un équilibre occlusal et un sourire esthétique et ce, dans un laps de temps très court.

Après la pose d'un appareil ou après un traitement sur un appareil déjà posé, l'orthodontiste propose la plupart du temps aux parents de donner à leur enfant du paracétamol le soir même et ce, allant jusqu'à trois jours parfois. Nous pouvons nous demander pourquoi donner un antalgique ?

Et nous pouvons alors penser que cela est dû aux puissantes tractions qu'exerce l'appareil sur la cavité buccale de l'enfant. Ces tractions auraient des répercussions sur tout le crâne. C'est pourquoi nous pouvons suspecter une modification de la base du crâne lors d'un traitement orthodontique.

Même si nous ne retrouvons pas de modification de l'angulation de la synchondrose sphéno-basilaire, nous espérons tout de même retrouver une modification de la micro-mobilité crânienne et plus particulièrement de la SSB et ce par ces mêmes liens articulaires, musculaires, et fasciaux.

Objectif de l'étude

L'objectif est clair: voir si oui ou non, un traitement orthodontique, quel qu'il soit, peut modifier l'angulation de la synchondrose sphéno-basilaire. Si c'est le cas, pour nous Ostéopathes, cela apporterait un grand nombre de perspectives pour l'avenir. Cette étude serait alors un moyen pour nous d'apporter une pierre à l'édifice de l'énorme travail de l'Orthodontiste, et ce, en proposant notre intervention sur les patients pendant leur traitement.

Nous allons aussi pouvoir, par l'intermédiaire de cette étude, observer si après un traitement orthodontique nous retrouverons une différence d'angulation de la SSB, ou une différence d'angulation de la SSB et de la micro-mobilité crânienne, ou seulement une différence de la micro-mobilité crânienne et pas de modification sur l'angulation ou alors, aucune modification.

Donnees contextuelles et conceptuelles

Au fur et à mesure de notre étude, nous avons analysé les différentes recherches effectuées autour de notre problématique.

Quelles sont les conséquences d'un traitement orthodontique sur l'angulation et la micro-mobilité de la synchondrose sphéno-basilaire?

Nous avons pu observer qu'un grand nombre d'entre elles évoquent la possibilité de trouver des tensions musculaires, articulaires, le fait de retrouver des modifications des os porteurs (maxillaires et mandibule) mais peu ont été portées sur la base du crâne. Néanmoins, l'étude sur l'arc facial avec Equi-Plan de Peyrolade et al. [30] nous a permis d'entrevoir des réponses à notre problématique. Il est donc certain qu'un certain type d'appareil peut modifier la base du crâne et par conséquent la synchondrose sphéno-basilaire. A nous de prouver que tous les appareils modifient cette SSB.

Nous devons tout de même rappeler que d'après DESHAYES (1986) [13], les sutures transmettent une micro-mobilité. Donc, si nous retrouvons une modification de la position des maxillaires, nous aurons donc une modification de la micro-mobilité de ces derniers et donc de la SSB, par l'intermédiaire de ces sutures.

Notons également que d'après Deshayes [24] [25], un traitement orthodontique, effectué avant l'âge de six ans, aura des répercussions sur la base du crâne et pourra en modifier les fondations pour revenir à un crâne plus équilibré. Il nous faudra alors montrer si des modifications de la base du crâne sont possibles à tout âge suite à un traitement orthodontique.

Il est clair que d'après tout ce que nous avons lu, les traitements orthodontiques ont un effet très discuté sur l'ensemble du crâne. En effet, dans cette recherche nous avons rassemblé uniquement ce qui plaidait en notre faveur, mais nous observons que pour beaucoup, il existe une dynamique de micro-mobilité crânienne, même si rien n'a encore été admis par le monde médical proprement dit.

Nous avons également observé qu'il est possible, par l'intermédiaire de la céphalométrie, de prédire la croissance osseuse. Ainsi, nous pouvons entrevoir les effets des traitements orthodontiques sur la base du crâne en prenant compte de ces prévisions de croissance.

Nous pouvons donc penser que selon la force de traction de l'appareil orthodontique nous aurons des résultats plus ou moins significatifs. Nous pensons bien sur à l'arc facial mais aussi au propulseur mandibulaire fixe ou bielle, au Quad Hélix, au disjoncteur inter-maxillaire et aux plaques à piste de Pédro Planas.

C'est ce que nous allons tenter de démontrer au cours de notre recherche.

Matériels et Méthodes

Sur des sujets âgés de huit à douze ans, nous allons mesurer les modifications de la synchondrose sphéno-basilaire après le traitement orthodontique par l'intermédiaire du logiciel Onyx® pour la céphalométrie 2D (Analyse de Ricketts et de Procuste), céphalométrie 3D, d'imagerie 3D par le logiciel Osirix®. Nous allons également utiliser un orthogrille® et des empreintes d'étude, un pied à coulisses numérique Stainless Hardened®, l'appareil photo de l'iPhone 4S d'Apple®, et bien entendu nos mains pour en mesurer la micro-mobilité. Tous les appareillages de nos patients sont de marque Ormodent® American Orthodontics.

Vous l'aurez compris, nous voulons observer les effets de tous les types d'interventions de l'Orthodontiste sur le crâne des patients et principalement donc sur la synchondrose sphéno-basilaire.

L'objectif: Observer toutes les modifications sur le crâne et sur sa micro-mobilité suite à toute intervention réalisée par l'Orthodontiste. A la fin de cette étude, nous pourrons affirmer si oui ou non les traitements orthodontiques entraînent des modifications au niveau de la SSB et nous pourrons ainsi les décrire; si elles existent.

Grâce à la céphalométrie et à l'imagerie en trois dimensions, nous pourrons mesurer et analyser les variations au niveau de l'angulation de la synchondrose sphéno-basilaire et ainsi quantifier avec précision les éventuelles modifications. Nous pourrons également, par l'intermédiaire de nos mains, décrire les variations observées au niveau de l'Impulsion Rythmique Crânienne et ainsi entrevoir des modifications au niveau de la micro-mobilité de la SSB. Nous en analyserons, en pourcentage, le nombre de dysfonctions physiologiques mais aussi de dysfonctions traumatiques retrouvées.

Pour répondre à cet objectif, nous disposons donc d'un panel d'outils très sophistiqué pour mesurer toutes les modifications de la base du crâne.

Etude et pilote

Nous pouvons conclure notre étude pilote sur Aurélien en faisant remarquer la modification de la micro-mobilité de la SSB sur notre premier patient. Nous pouvons alors, sans extrapoler, nous attendre à retrouver une multitude de résultats lors de notre étude clinique.

Nous pouvons également émettre l'hypothèse que le Quad Hélix, appareil qui permet une expansion du palais, serait un appareil pourvoyeur de dysfonction de flexion crânienne. En effet, ayant une action d'expansion du palais, il permettrait selon nous d'obtenir des maxillaires en dysfonction de rotation externe. Ainsi par l'intermédiaire des articulations sphénoïdo-maxillaires, il permettrait l'obtention d'un crâne en dysfonction de flexion crânienne. Rappelons qu'Aurélien présentait un crâne en dysfonction de side bending rotation gauche et qu'à présent, il présente un crâne en dysfonction de flexion crânienne. Le SBR est une dysfonction physiologique adaptative mais asymétrique. Dans ce cas là, le patient retrouve une symétrie dans sa micro-mobilité crânienne, tout en conservant un visuel asymétrique.

Nous pouvons alors nous questionner sur le fait que si Aurélien est en dysfonction de SBR gauche en visuel, ne serait-ce pas dû au fait que la position des os n'a pas changé?

Cela est-il dû simplement à l'intervention trop courte de l'appareil? En effet, n'ayant pu étudier Aurélien que sur un mois, cela ne serait pas suffisant pour observer des modifications sur le positionnement osseux de sa base du crâne.

Ou alors Deshayes aurait raison, et la base du crâne du patient peut subir des modifications suite à un traitement orthodontique, seulement si ce traitement est entrepris plus tôt, avant six ans.

Cela nous apporte tout de même de grandes perspectives pour le futur de notre étude clinique. En un mois, nous avons remarqué un changement de la micro-mobilité de la synchondrose sphéno-basilaire. Peut être faudra-t-il un an pour entrevoir des modifications osseuses sur le crâne des patients. Mais dès lors, nous pouvons suspecter une modification de la micro-mobilité de la SSB après un traitement orthodontique.

Enfin, nous pouvons supposer que les appareils orthodontiques entraîneraient une augmentation de la densité des crânes des patients, et que tout patient ayant portépendant plusieurs années un appareil orthodontique aurait alors un crâne dense.

La récidive d'un traitement orthodontique est fréquente. En effet, il n'est pas rare de retrouver des années après, chez les patients, des modifications des positions dentaires obtenues lors du traitement. Nous pensons alors que celles-ci pourraient être dues à l'influence du crâne. Le crâne aurait alors une influence sur la sphère buccale du patient bien plus importante que ce dont les professionnels de la Dentisterie pensent à l'heure d'aujourd'hui.

Cette étude serait alors le moyen de prouver l'influence du crâne sur les traitements orthodontiques et inversement. L'objectif serait alors de parvenir à un protocole de travail commun entre nos deux professions. Ce ne serait que mieux pour le patient et nous en sommes intimement convaincus.

Si notre étude apporte des résultats positifs, alors nous pensons que travailler sur le crâne du patient pendant le traitement orthodontique apporterait une aide au patient mais également à l'Orthodontiste. En effet, nous pensons pouvoir améliorer le confort du patient, mais également éviter des récidives suite aux traitements. Celles-ci seraient dues, pour nous, au crâne du patient qui influencerait l'occlusion.

Conclusion

Pour conclure notre étude, concernant les modifications de position et de micro-mobilité de la synchondrose sphéno-basilaire suite à un traitement orthodontique, nous devons rappeler que notre étude sera totalement abordée avec et dans le cabinet du Docteur Tahora Orthodontiste, et qu'elle ne sera l'objet que de mesures et de tests. Nous pourrons donc, à la fin de cette étude clinique, proposer :

  • un protocole de travail établi conjointement entre Ostéopathes et Orthodontistes,
  • un protocole de traitement en fonction de ce que nous retrouverons dans nos tests sur chaque patient, car rappelons-le, chaque patient est unique.

Cette étude réalisée sur des enfants âgés de huit à douze ans pourrait être reconduite sur des adultes. Ceci nous permettrait alors d'établir des généralités concernant les modifications des traitements orthodontiques afin d'élaborer et d'établir un travail commun à l'ensemble des patients de ces deux professions.

Cette recherche, ayant eu pour but de montrer l'existence ou non de modifications de la SSB après un traitement orthodontique, pourrait éventuellement être continuée en mesurant la présence ou non de modifications tout au long de la colonne vertébrale jusqu'au sacrum, et ce par l'intermédiaire de la dure-mère qui transmettrait les perturbations du crâne jusqu'au bassin. Cette étude serait alors complémentaire à la nôtre et utiliserait nos résultats comme point de départ.

Néanmoins, il nous paraît important de signaler que notre étude présente des contraintes. D'après MULLER et al. (2000) [39], les Orthodontistes sont d'importants prescripteurs d'examens radiologiques. Demander une céphalométrie 3D en début et en fin de traitement risquerait d'exposer les patients à une irradiation aux rayons X trop élevée. Ceci serait donc contraire à notre éthique qui préconise de ne pas nuire, ni de porter atteinte à la santé du patient et ce, par souci de respect de ce dernier.

Nous tenons tout de même signaler que cette expérience nous a permis de réaliser l'importance du partage des connaissances entre plusieurs professions. Nous nous devons de communiquer avec celle-ci afin de mieux être acceptés et d'être complètement intégrés à un travail pluridisciplinaire et ce dans le même but: le bien être du patient, son respect et sa guérison ou rétablissement le plus rapide.


 


Les rhinites allergiques vues par les ostéopathes


Le nez bouché quelques jours, durant un rhume, tout le monde connaît, mais le nez bouché en permanence pendant plusieurs mois ou toute l'année, c'est déjà plus ennuyeux. Or, toute rhinite, d'abord intermittente et saisonnière, a tendance à devenir permanente. De nombreuses enquêtes sur la qualité de vie ont montré que la vie quotidienne des patients atteints de rhinites allergiques chroniques est davantage détériorée que celle des asthmatiques.

Le terme rhinite allergique est un terme générique qui regroupe les rhinites saisonnières (ou périodiques) et les rhinites apériodiques. « Allergie » vient étymologiquement du grec « allos » : autre et « ergos » : réaction. On l'oppose à la réaction normale du système immunitaire au cours de laquelle les particules étrangères à l'organisme sont détruites sans conséquences indésirables pour le patient. Le système immunitaire de l'allergique, et dans le cas présent atteints de rhinite allergique, va perdre le contrôle de sa réponse et ce pour des substances habituellement bénignes telles que les pollens et les poussières. Une libération massive de substances inflammatoires (histamine, leucotriènes, prostaglandines) a alors lieu dans les fosses nasales et entraîne rhinorrhées, éternuements et obstructions nasales.

La rhinite allergique est connue depuis le milieu du XIXème siècle. A l'époque, seulement 300 cas étaient répertoriés dans toute l'Europe. Selon MOLINA (1995) [15], la rhinite allergique n'a depuis cessé de croître et touche actuellement près de 12 millions de Français. Toutes les populations à travers le monde sont touchées par cette affection et particulièrement celles des pays industrialisés. Faut-il voir en cela un lien de cause à effet ? Les récentes études semblent montrer que le nombre de personnes allergiques dans un pays est proportionnel au degré de médicalisation de ce pays. En effet, la surconsommation d'antibiotiques entraînerait un déficit de lymphocytes TH1 associé à une augmentation de lymphocytes TH2 qui serait à l'origine de ce phénomène.
On ne peut tirer aucune conclusion de cette proposition mais elle nous permet d'introduire la notion d'allergie croisée qui explique la difficulté à isoler le facteur causal ou déclenchant de l'étiologie. Ainsi, a-t-on pu démontrer récemment qu'un des éléments déclenchant des bronchiolites de l'enfant était les suies de fioul (échappement automobile, chauffage urbain) et que la toxicité de ces particules imbrûlées ait considérablement augmentée lorsqu'elles sont associées à des allergènes très courant tels que les pollens. Dans les pays industrialisés, les dépenses consacrées au secteur des allergies sont considérables. Ces troubles, habituellement sans conséquence graves, sont donc à prendre en compte autant pour des raisons financières que pour des raisons individuelles. Ces pathologies et les rhinites allergiques que nous étudions ici plus particulièrement peuvent en effet avoir des répercutions non négligeables sur la vie professionnelle, familiale ou intime des patients qui en souffrent.

La médecine actuelle propose à ses patients de nombreux traitements : les anti-médiateurs, les cromones, les corticoïdes etc. Ils sont en général très efficaces lors de crises aigües mais ont peu d'effet sur la chronicité. Il reste alors aux patients peu de solutions si ce n'est celles des médecines alternatives. Dans la littérature ostéopathique française, peu d'ouvrages sont consacrés aux rhinites allergiques. Toutefois, dans son ouvrage intitulé « Traitement ostéopathique des rhinites et sinusites chroniques », BOCHURBERG (1986) [2] évoque le sujet mais écarte volontairement de son exposé une approche globale.

De même, dans le domaine de la recherche ostéopathique, les mémoires sur le sujet des rhinites foisonnent mais aucun n'étudie spécifiquement les rhinites de causes allergiques. Il nous a donc paru intéressant de réaliser une étude expérimentale évaluant l'efficacité d'un traitement ostéopathique global. Nous allons nous attacher à démontrer que le drainage de la muqueuse des fosses nasales, l'harmonisation du rachis cervical, une technique d'inhibition du ganglion sphéno-palatin, le traitement du diaphragme thoracique supérieur dans son approche artérielle veineuse nerveuse, le traitement viscéral global et enfin une approche crânio-sacrée appliquée à cette pathologie, complète éventuellement un traitement médical avec des conséquences bénéfiques mesurables et reproductibles sur les symptômes et confort de vie des patients. Cela nous amène à soulever la problématique suivante : la méconnaissance trop fréquente des « lésions ostéopathiques » causant de nombreux troubles de santé justifie un bilan ostéopathique approfondie. Face à ces réalités, des questions clés se posent : l'ostéopathie peut-elle et doit-elle jouer un rôle dans les allergies

Tentons maintenant d'établir les hypothèses de travail relatives à cette problématique.
La médecine moderne n'arrive à aucune solution permanente pour enrayer l'incidence toujours croissante de la rhinite allergique. Les causes ne sont toujours pas identifiées, elles ne sont encore qu'à l'état d'hypothèses. Parmi celles-ci, les plus partagées chez les auteurs sont : l'inefficacité et l'hypersensibilité des muqueuses nasales, le facteur génétique… Selon FLADE (1996) [6], cela est due à une incapacité de la flore bactérienne alors que pour GESRET (1996a) [8], auteur de recherches sur les allergies de l'académie nationale de médecine de Paris, la principale cause des allergies est liée à un dérèglement du système nerveux autonome. Suite à nos différentes recherches, nous avons élaboré quatre hypothèses de travail.

Première hypothèse

Elle concerne les muqueuses nasales, première barrière naturelle que l'allergène rencontre. Si celles-ci sont libres de toute contrainte, elles devraient simplement évacuer les substances étrangères sans provoquer de réaction immunitaire. Au contraire, si les muqueuses sont privées d'une vascularisation et d'une innervation adéquates et qu'elles sont limitées dans leur mobilité, on ne peut s'attendre à ce qu'elles accomplissent leurs fonctions inadéquatement. De là, nous pouvons imaginer qu'une réponse inappropriée du système immunitaire sera déclenchée. D'après MAGOUN (2004) [14], le travail dentaire prolongé, les extractions dentaires, le travail d'orthodontie ainsi que tous les traumatismes directs au visage doivent être pris en considération dans toutes les dysfonctions affectant la sphère crânienne.

Seconde hypothèse

Elle concerne la génétique. La plupart des études concernant les maladies allergiques s'entendent pour admettre le rôle du facteur de la génétique, c'est notamment la théorie mise en avant dans la revue Châtelaine où un dossier spécial est consacré aux allergies. Chez les enfants dont l'un des parents souffre de rhinites allergiques, le risque de souffrir de cette maladie est d'environ 30%. Si les deux parents sont atteints, le risque grimpe alors à 50%, avec un risque doublé chez les garçons. En revanche, l'allergologue Jacques HEBERT du Centre Hospitalier Universitaire du Québec interrogé à ce sujet dans la revue Châtelaine croit qu'il est impossible que la génétique ait changé en si peu de temps. Il estime que les causes se trouvent dans notre mode de vie, pensant entre autres, à tous les irritants chimiques présents dans l'environnement, au contact plus intime avec nos animaux de compagnie et à notre besoin d'embellir notre environnement avec une variété grandissante de fleurs et de plantes.

Troisième hypothèse

Elle fait état de la flore bactérienne. Nos habitudes de vie ayant radicalement changé depuis quelques années, le milieu intestinal est détérioré par tous les produits chimiques que nous avalons tels les fertilisants, les pesticides, les OGM, les hormones et les antibiotiques administrés aux animaux. De plus, nous surchargeons notre intestin qui entrainera à la longue une irritation chronique de la muqueuse intestinale avec des états inflammatoires, ce qui nuira et perturbera au final la flore intestinale. Les bactéries qui tapissent notre intestin ont un rôle essentiel dans la digestion des fibres végétales et la synthèse de certaines vitamines. Indirectement, ces bactéries entraînent le tissu lymphatique dans la paroi intestinale et contribuent ainsi à la protection de l'organisme contre les germes pathogènes. Un autre élément pouvant influencer la flore intestinale est l'obsession d'une hygiène excessive de notre environnement par l'utilisation de produits antibactériens de plus en plus puissants. Le système immunitaire nécessite un contact intime avec les bactéries pour mener à bien son développement. En évitant aux nourrissons et aux enfants d'avoir un contact avec les bactéries environnantes, nous privons la flore d'une diversité de colonies, entraînant ainsi une incapacité à reconnaître les vrais antigènes, ce qui prédisposera l'enfant à une réponse immunitaire inappropriée et excessive.

Quatrième hypothèse

Relative à la structure-fonction, cette quatrième hypothèse a été soulevée par certains auteurs reconnus tels que MAGOUN (2004) [14], GUYTON (1974) [10] ainsi que le chercheur Jacques GESRET (1996a) [8]. Ces derniers pensent qu'un dérèglement du système nerveux autonome influencerait la chaîne ganglionnaire sympathique, principalement au niveau des structures cervicales et que cette dysfonction jouerait à terme sur la qualité et le trophisme des muqueuses. MAGOUN (2004) [14] croit quant à lui principalement à l'importance de l'équilibre des os du visage tels que le sphénoïde, l'ethmoïde, les palatins, les maxillaires supérieurs, les malaires et par le fait même le ganglion sphéno-palatin. L'influence réciproque de ces structures est ainsi responsable de l'autorégulation nerveuse et vasculaire de la région crânienne.
Pour Jacques GESRET (1996b) [9], l'une des origines potentielles des intolérances aux agressions extérieures proviendrait de la première et de la deuxième vertèbre cervicale ainsi que des deux premières vertèbres thoraciques incluant leurs côtes. L'atteinte de ces étages implique une répercussion sur les ganglions cervicaux supérieurs et inférieurs, responsables du dérèglement du système nerveux autonome par les voies afférentes sympathiques vers le ganglion sphéno-palatin. C'est de ces régions que partent toutes les fibres vasodilatatrices et sécrétrices qui innervent les muqueuses nasales et les glandes lacrymales ; ce sont en fait les lésions cervicales qui pourraient être gênantes pour l'apport vasculaire, nerveux et nutritionnel des muqueuses nasales. Ces lésions influenceraient l'innervation du V3 (V2) via le ganglion cervical supérieur et le plexus carotidien jusqu'au ganglion sphéno-palatin et perturberait probablement l'équilibre des muqueuses.
A travers l'étude de ce projet, nous avons soulevé plusieurs réflexions grâce à nos différentes recherches et à l'élaboration de notre protocole expérimental.
Dans un premier temps, nous avons pu constater que les allergies étaient en constante progression dans la plupart des pays industrialisés. La prédisposition génétique, la fumée du tabac, le mode de vie occidental, l'environnement (pollution de l'air) et le stress ayant une part importante de responsabilité dans l'accroissement des différentes allergies. Il s'agit d'un problème de santé public mais pas seulement, un véritable problème de société préoccupant auquel il faut s'atteler sans compter.
Sachant que l'allergie est une réponse inappropriée du système immunitaire, l'une des notions clés à prendre en compte dans le processus allergique est que le système immunitaire possède en lui à l'origine les facultés nécessaires pour lutter contre les agressions environnantes. De ce fait, ce dernier réagit de moins en moins spontanément face à toutes ces attaques auxquelles il est constamment exposé. Le système immunitaire est de plus en plus vulnérable ; il est donc aujourd'hui crucial de comprendre en profondeur les mécanismes de défenses immunitaires afin de remédier à toutes ces allergies qui nuisent considérablement à une grande partie de la population.

D'autre part, nous comprenons évidemment que le complexe structure-fonction doit rester dans son état d'équilibre puisque le moindre blocage mécanique peut donner une mauvaise information au système nerveux central qui s'emballera alors et transmettra de manière disproportionnée la réponse à l'agression.
Par ailleurs, l'ostéopathe a lui aussi besoin du professionnel de santé afin de remédier aux problèmes des patients. Une décision médicale doit se prendre de manière collégiale.
Il est à noter que les ostéopathes accusent d'un déficit d'image dans la profession médicale, faute de connaissances sur ce métier. Il reste donc un vrai travail de communication à réaliser afin de faire prendre conscience de l'importance de travailler avec tous les professionnels de santé, main dans la main, dans un seul but, la guérison du patient dans les meilleures conditions possibles.
A noter que de par son approche thérapeutique, l'ostéopathe représente un maillon important de la chaîne médicale puisqu'il agit à la fois en amont et en aval de la pathologie.

Pour conclure, comme nous l'avons mis en exergue dans notre étude, il est fondamental de travailler sur les zones mises en cause dans ces intolérances dans le but d'aider le corps à répondre contre ces attaques extérieures afin de rétablir l'équilibre de la santé et au final donner de l'espoir à toutes ces personnes qui souffrent au quotidien. Bien entendu, le fruit de ce travail n'est pas une recette qu'un ostéopathe peut appliquer au patient ayant cette pathologie.

Nous avons par ailleurs volontairement occulté certaines zones anatomiques qu'il est indispensable d'investiguer dans le cadre d'un traitement ostéopathique complet. Il existe également un point qu'il aurait été intéressant d'aborder ; le côté psychologique des rhinites allergiques. En effet, de la même façon que ces patients ont une hypersensibilité biologique, ils manifestent également une hypersensibilité affective.

Nous voyons par là que seul, le soignant n'est pas celui qui guérit, mais celui qui aide un malade, donc une personne à retrouver elle-même son propre équilibre. Dire que nous guérissons des malades est une erreur, au mieux, nous guérissons des maladies. Car nul ne guérit personne, seul le malade se rétablit.

 

Odontologie et Ostéopathie

Parce que l'Odontologie et l'Ostéopathie sont deux médecines complémentaires et deux disciplines qui doivent collaborer.

Parce que l'articulation temporaux mandibulaire, le crâne et le rachis cervical sont en corrélation et que l'équilibre d'une articulation dépend de l'autre.

Parce qu'il existe un lien étroit entre la posture et la manière dont les dents s'emboitent.

Pour toutes ces raisons, que ce soit en orthodontie ou, lors des travaux dentaires de réhabilitations occlusales, l'ostéopathe et le dentiste sont amenés à collaborer pour le plus grand bénéfice du patient.

L'occlusion détermine la position de la mandibule dans l'espace. Cette position influence la posture par le biais des chaines musculaires qui parcourent le corps de la tête aux pieds. Une asymétrie de la position de la mâchoire même minime, entraine la contracture de certains

muscles générant une vrille de la posture, elle-même source de problème de dos, d'arthrite, d'arthrose, de tendinite…

Toute modification du contact dentaire (déplacements orthodontiques, pose d'une prothèse, extraction…) entraine une adaptation posturale. L'ostéopathe est particulièrement utile en cas de traitement d'orthodontie ou de reconstruction de l'occlusion ou encore pour traiter un problème d'articulation. Le travail de l'ostéopathe optimise et accélère le travail orthodontique, à condition que celui-ci travaille dans le sens de la physiologie posturale.

Plus encore, l'ostéopathe peut aider à minimiser les conséquences d'une mauvaise occlusion. Cependant, aussi longtemps que les dents s'engrènent mal, les corrections ostéopathiques ne peuvent tenir longtemps et les problèmes musculo-squelettiques tels cervicalgies, douleurs musculaires, douleurs articulaires, tendinites…reviennent. C'est pourquoi, une collaboration étroite entre dentistes et ostéopathes est nécessaire pour venir à bout du problème de dos ou de posture dont l'origine est une mauvaise occlusion.

Brefs rappels anatomiques:

Nous remarquons le lien important entre la bouche et les différentes articulations de part le rapport musculo-fascial, c'est notamment, le muscle genio-hyoïdiens qui met en relation la langue et l'os hyoïde, le muscle omo-hyoidien qui met en relation la scapula et l'os hyoïde enfin, le muscle sterno-cléido-hyoïdien qui met en relation l'os hyoïde, le sternum et la clavicule.

Cet os hyoïde qui est situé en projection de la 3e cervicale, va avoir un rôle clé, puisqu'il est au carrefour de structures telles que le crâne, le membre supérieur et le diaphragme thoracique supérieur. Il est à noter la relation avec la mandibule de par les muscles génio-hyoïdiens, génio-gloss, digastrique, stylo-gloss et stylo-hyoidiens.

En outre, c'est par le muscle sterno-cléido-mastoïdien, que nous avons un relai qui va jusqu'au crâne et plus précisément au niveau de l'apophyse mastoïdienne de l'os temporal et de la suture crânienne occipito-mastoïdienne où nous avons l'émergence du trou déchiré postérieur ou foramen jugulaire.

Dans cet orifice nous devons rappeler:

- le passage de la veine jugulaire interne qui draine 95 pour cent du sang veineux du crâne.

-du nerf IX glosso-pharyngien qui va s'occuper de la déglutition et de la phonation.

-du X vague ou pneumo gastrique qui lui s'occupe de l'innervation sensitive du tiers postérieur de la langue, en arrière du «v» lingual, et de toute l'innervation parasympathique des organes digestifs, de l'estomac au colon ascendant et transverse en passant par l'intestin grêle.

-enfin du nerf XI spinal ou accessoire qui innervent les muscles sterno-cléido-mastoidien et trapèze.

Explications et possibilité de traitement:

Nous pouvons donc comprendre que des tensions musculo-fasciales vont verrouiller cette suture et engendrer par conséquent des troubles tels que céphalées, migraines, troubles de la phonation et de la déglutition, des troubles digestifs tels que ballonnements, constipations et diarrhées, des torticolis, dues à l'irritation nerveuse lors des différents passages dans cet orifice et au mauvais drainage veineux.

Nous pouvons ainsi aisément considérer qu'un trouble occlusal pourra entrainer des lésions musculo-squelettiques et inversement.

De plus rappelons qu'unmauvais contact dento-dentaire pourra irriter le complexe sensitif du nerf V trijumeau. Ce complexe sensitif est en étroit rapport avec tous les nerfs crâniens à l'exception du premier nerf crânien (le nerf olfactif) qui provient du rhinencéphale. Ce complexe sensitif est aussi en rapport, entres autres, avec les trois premières racines cervicales.

Par ailleurs, il est à noter que le nerf V3 mandibulaire innerve tous les muscles masticateurs, ainsi, une hypertonie de ces muscles, qui rappelons le, font parti des muscles les plus puissants du corps, pourrait entrainer une irritation de ce complexe et de ce fait donner de nombreux symptômes en rapport avec ces nerfs.

Toute tension tissulaire entrainera un blocage mécanique ce qui amènera à une perturbation de la micro circulation des liquides interstitiels (œdème) et aura des conséquences humorales et vasomotrices. Ainsi nous comprenons que le corps va chercher à adapter les tensions musculo-fasciales et donc tirer sur la cavité buccale et pouvant ainsi entrainer une malocclusion.

D'autre part, une dent en sur occlusion ou en sous occlusion sera une épine irritative pour le crâne, cela entrainera des désordres au niveau de sa micro mobilité. Une limitation de l'ouverture buccale, une déviation mandibulaire à l'ouverture et/ou à la fermeture de la bouche, des craquements, claquements de l'ATM peuvent donc être due à une perturbation de cette micro mobilité crânienne par la présence de ces traumatiques crâniennes ostéopathique qui ainsi engendrerait une hypertonie des muscles manducateurs. Notons l'importance du muscle ptérygoïdien latéral prenant attache sur la face externe de la grande aile du sphénoïde ainsi que sur la face externe de l'apophyse ptérygoïde et se terminant sur le condyle mandibulaire. Notre travail sera donc par des mobilisations crâniennes de limiter ces tensions sachant que toute tension de la face aura des répercussions sur le rachis cervical puisque le but ultime étant l'équilibre de ces deux structures pour maintenir l'horizontalité du regard. Car rappelons le, la posture passe par une stabilité de toutes ces entrées.

De plus, l'objectif des appareillages est fonctionnel (avoir une occlusion la plus normale possible) et esthétique. Pour obtenir le résultat recherché, l'orthodontiste utilise des appareils correcteurs pour maintenir des contraintes mécaniques qui obligeront les dents à s'aligner comme il le souhaite. Cependant beaucoup d'orthodontistes font parfois abstraction du concept crânien et de la mobilité des structures osseuses. Si nous acceptons l'idée d'un crâne constitué de pièces articulées et mobiles, il est évident que la pose de tout appareillage de contrainte rigidifie et altère le fonctionnement du système crânien et par son intermédiaire, la mobilité de toutes les structures du corps. Il faut donc aller voir par ailleurs avant tout traitement orthodontique la synchondrose sphéno-basilaire qui aura subi des contraintes telles qu'une traumatique crânienne comme nous l'appelons en ostéopathie à savoir «strain et compression» sera source d'échec sur l'appareillage et par la suite de récidive. Les enfants traités en orthodontie manifestent souvent certains signes indiquant clairement que leur système corporel ne parvient pas à gérer les contraintes imposées par l'appareillage dentaire:

-céphalée, sinusite

-attention dispersée, difficulté de concentration.

-douleurs corporels diffuses, douleurs vertébrales, apparition ou aggravation de scoliose.

-nervosité, irritabilité, sommeil perturbé.

La correction des alignements dentaires peut être nécessaire voire indispensable, une mauvaise occlusion dentaire peut avoir des conséquences préjudiciables à long terme sur l'ensemble de l'organisme. L'aspect esthétique, s'il n'est pas vital, peut être suffisamment important pour que l'on s'en préoccupe. Nous pouvons vous aider à limiter la présence de ces symptômes par des manipulations douces et efficaces.

Conclusion:

Il convient d'avoir une réflexion commune entre chirurgien-dentiste et ostéopathe. Un travail complémentaire entre nos deux professions pourra être plus que bénéfique et permettre aux patients un rétablissement plus rapide, et d'atténuer leurs douleurs dues à des traitements odontologiques lourds en libérant leurs tensions. Notre profession a donc un rôle complémentaire de celle des chirurgiens dentistes et orthodontistes. Le traitement de l'ostéopathe peut se situer en amont et/ou en aval voire même simultanément à celui du chirurgien dentiste et orthodontiste. Ce qui ne pourra apporter qu'un plus au patient, sa «bonne santé» et sa non douleur devant être notre seule préoccupation.

L'ostéopathe a lui aussi besoin du professionnel de santé afin de remédier aux problèmes des patients. Une décision médicale doit se prendre de manière collégiale. Il est à noter que les ostéopathes accusent d'un déficit d'image dans la profession médicale, faute de connaissances sur ce métier. Il reste donc un vrai travail de communication à faire afin de faire prendre conscience de l'importance de la complémentarité pour œuvrer ensemble, main dans la main, dans un seul but, la guérison du patient dans les meilleures conditions possibles.

L'Ostéopathie est une médecine d'avenir, qui a un rôle dans le diagnostic et la thérapie du patient. Cette profession est à l'écoute des tissus. Plus encore, nous travaillons sur l'ensemble du corps humain osseux, musculaires, fasciaes pour lui redonner sa mobilité d'origine.

L'ostéopathe représente, à notre avis, un maillon important de la chaîne médicale puisqu'il agit à la fois en amont et en aval de la pathologie. Plus encore, il est celui qui pourrait trouver une solution alternative à la médecine traditionnelle. Cette médecine tend à se vulgariser et deviendra, nous en sommes convaincus, de plus en plus partie intégrante d'un travail pluridisciplinaire.

 Osteopathe Marseille, Centre d'Ostéopathie 31 Rue Saint-Suffren Marseille Tel : 06 22 18 76 35